Consciente.

Consciente.
Je crois avoir perdu mon identité, ma personnalité... Entre la fille dépressive qui en peut plus de ce qu'elle vit jour après jour et qui n'a de cesse de se plaindre, la fille joyeuse souriante et folle, la gamine incarnée acharnée et abrutie, la fêtarde qui n'a plus le temps à rien et qui passe tout son temps dehors. Je suis perdue et je me suis moi même perdue dans ma propre schizophrénie. Reste à savoir où j'en suis et si je peux retrouver la bonne route à suivre, appliquer un sevrage brut à tous ces enfantillages. Le temps qui passe me rappelle souvent que je laisse trop couler le robinet, tellement qu'il en déborde jusque sans fin. Noyée dans une marée tellement haute, prise dans une tempête et des vagues tellement fortes... Aucun retour n'est alors possible. Alors je subis. Seule chose que je sache bien faire... subir. Fondre en larmes en une fraction de secondes pour rire à pleines dents la seconde qui suit. Crier sur les toits pour me faire entendre, attendre une réponse en retour sans y prêter attention, regretter de ne pas s'y être attardé. Une vie pleine de regrets, que je nie au summum, une vie emplie de futilités tel que le bonheur que j'oublie trop vite. Coquetteries misérables d'une enfant ministre qui n'a plus de temps pour vivre. Consciente du mal qui me maintient à terre par des menottes, la clef que je possède mais que je n'utilise pas. Torture que je m'inflige, une telle souffrance ne mérite pas la sénescence, un suicide, des colombes et un saut. Une clef dans une serrure, et une délivrance... Personne ne peut rien faire, personne ne saura faire. Cessez juste de me torturer en me rappelant à mon désespoir enfoui, qui à chaque fois que vous l'appelez apparaît comme sur une scène dans ses plus beaux apparats. Laissez le fuir à petits pas et cuire à petit feu... il disparaîtra bien un jour. Un simple regard pour tout oublier, un flash puis le vide. Le ciel comme amie, et mon appareil comme berceuse. Baisé par ma propre conscience, par ma lucidité encore présente, j'attendrais sans cesse de récupérer une route saine sans dérives loin d'un chaos incertain vers lequel mon présent me mène.

# Posté le samedi 14 février 2009 18:25

Modifié le samedi 14 février 2009 18:58

Sometimes I wanna say "LET ME DIE"

Sometimes I wanna say "LET ME DIE"
Une sensation d'étranglement, comme une main portée au cou qui ne veut pas se relâcher. Comme une prison de cristal, une cage ouverte aux barreaux inapparents mais présents. Cloîtrée dans un mal, qui m'englobe et me bouffe de l'intérieur. Encore une fois perdue. Égarée dans une forêt qui se dresse sous un ciel sans étoiles. Je ne sais plus où j'en suis, les interrogations fusent, et ne cessent de croître, me laissant dans un flou total, sans réponse, sans personne, sans rien. J'aimerais juste me laisser partir, dans le noir le plus total, cependant aller chercher une nouvelle lueur devient insupportable, cet aller se transforme en calvaire, alors je ne bouge plus. Je ne ressens plus rien, toujours insensible aux autres, insensible à lui. Désagréable, hautaine, indifférente, mais inconsciente du mal qui me tient avec poigne, et qui me tire petit à petit vers le fond. Un fond sans fin, qui se crée sous mes pauvres pas et qui s'étend encore plus profond, tel un gouffre duquel je ne peux sortir. Rien. Un cri. Des pleurs. Non, au final rien ne se ressent comme cette souffrance, aussi pénible soit elle. Rien n'aurait laissé présager cette descente si brute. Mais le mal est là. Et vivre avec le mal finit par me faire du bien. Me laisser aller, s'oublier un instant, profiter d'un monde marginal, et se sentir mieux quand on est seul.

# Posté le mercredi 10 décembre 2008 16:50

Baiser d'adieu

Baiser d'adieu
Long time no news. Fin des vacances. Reprise des cours. Chamboule tout avec tout un bazar. envie folle de se barrer de chez moi... Bon je vais peut être continuer avec des phrases normalement constituées. En réalité j'ai enfin intégré mon école d'infirmière! C'est une chose hypra cool, les cours me font du bien, j'ai rencontré plein de nouveaux gens, et ça c'est cool! Oui je me répète je sais. J'ai une personne qui m'a quitté, ma Cye, ma Chloé, ma super pianiste de notre super groupe The PhotoGraphs, elle qui était si chaleureuse, si gentille, si drôle, celle avec qui j'avais tant de délires, avec qui on pouvait "défier la morale" sans se soucier des autres, nos longues après midi photos, nos chansons inachevées, te voilà loin de paris, te voilà à Lyon... Enfin bref! On se reverra mais ce qui est sur c'est que cette fille me manquera énormement! J'ai juste un besoin spécifique, celui de quitter cet appartement/prison qui m'etouffe complètement! J'ai un gros soucis de poids, j'ai perdu 7kg en 1 semaine Oo Et je ne sais pas pourquoi... Je traine tous les soirs dehors, ou dedans, mais dans ses bras, et je me sens bien. Je ne reste plus beaucoup sur le pc, mais c'est peut être une bonne chose au final... Notre magasine va bientôt sortir dans les kiosques, et ça c'est grave la classe, enfin ça claque grave de la moumoute! Toujours accro au café, des idées noires parfois qui se font vite oublier, c'est la belle vie (sans compter le chez moi/prison). Bon j'ai tellement de choses inutiles à raconter, que je ne sais plus par où commencer. Alors au final comme j'ai pas envie de me prendre la tête, je vais m'arrêter là.

# Posté le mercredi 01 octobre 2008 17:00

Vide de sens

Vide de sens



Jeune fille, prise d'une violence sénile. Vide de sens, de toute reflexion. Atteinte d'une stupidité bornée, qui se laisse si facilement bernée. Toujours un espoir qui persiste, qui resiste. Mais qui s'effrondre, un chateau de cartes soufflé par le vent, une feuille arrachée d'un arbre. Une déception intense, qui se fait de plus en plus immense. Une blessure qui se fait plus profonde encore. Et des efforts qui ne valent plus rien. Une méfiance encore trop faible. Un coeur encore trop frêle. Ne plus penser, ne plus réflechir, ne plus se poser de questions. Tout effacer, une fraction de secondes. Cette mélodie apaisante, ce sentiment oppressant, partagée entre rires et pleurs. Comédie romantique de ma vie. Comédienne de la vie. Actrice de tous les jours, à dissimuler les bas, et jouer l'hallucinante et fascinante enfant excentrique. Bercez moi de rires, noyez moi de bonheur. Rien ne m'atteindra, ma coquille est imperméable.



# Posté le mardi 17 juin 2008 05:38

Modifié le mardi 17 juin 2008 06:36

Tes désirs font désordre

 Tes désirs font désordre



De longues journées inutiles qui se font si nombreuses que je ne sais plus où j'en suis. Je rêve encore et encore, mais que serions nous sans un rêve propre à chacun? Perdue dans un monde qui ne m'appartient, je sombre dans une illlusion que je fais mienne. Une illusion presque parfaite pour laquelle je voue presque un culte, mais c'est presque un mensonge et presque personne ne me croierait... Presque!


[J'ai reussi mon écrit, je suis admissible, j'attends mon oral le 29 mai 2008]




Une expérience inavouable m'ôte tout sentiment.
Toujours vide, un coeur abattu.
Egoiste, imperturbable, complexe.
Rien... non, rien n'est assez beau pour combler mon amour pour la perfection.
Je me retrouve face à un avenir encore incertain,
je n'attends plus que le moment opportun,
afin de les laisser faire ce choix qui m'est décisif.
L'oubli me serait fatal.
Mais certes, cet article est banal.



Phrase du jour :
"Je me heurte parfois à une telle incompréhension de la part de mes contemporains qu'un épouvantable doute m'étreint: suis-je bien de cette planète ? Et si oui, cela ne prouve-t-il pas qu'eux sont d'ailleurs ?"
-Pierre Desproges-



Photo prise par monsieur petit Shade,
au joli petit Jardin des plantes dans mon Paris, le beau le magnifique que je hais parfois. :)
Par une belle journée ensoileillée, que d'aventures! Un toit de construit, un enfant de parti, que le temps passe vite...! xD




# Posté le vendredi 02 mai 2008 16:00

Modifié le vendredi 02 mai 2008 16:26

Un poison violent, c'est ça l'amour. [.Gainsbourg.]

Un poison violent, c'est ça l'amour. [.Gainsbourg.]

[SHE WANTS TO BE LIKE SUPERGIRL]



Une légère brise qui souffle dans mes cheveux.
Encore ces songes qui ne se veulent heureux.
Envie soudaine de violence.
Mais cela n'est pas ma pire souffrance.




Voilà encore une fois, j'écris... Ils sont là pour me faire rire, pour me donner ce sourire plastique collé à mes lèvres gercées. Le printemps qui est là, et moi je m'en vais loin vers le passé, pour retrouver un froid qui me gèlera le foie. Il y des des jours où l'on se sent inspirée, d'autres non. aujourd'hui n'est finalement un jour comme les autres... Les autres qu'on essaie d'oublier en vain car la seule image d'un souvenir reste encore à jamais rien qu'un souvenir. Aucun détail distinct pour revêtir un nouvel habit, pour revêtir ce nouvel entourage, ce nouveau monde dans lequel j'entre. Un petit "bye bye" à ce passé qui me restera gravé. Pourtant suis-je finalement bien ainsi? Peut-être bien que oui, ainsi vide de tout sentiment envers un quelconque amant. J'en perds peu à peu mon énergie, je ne suis plus qu'un être parmi des milliards d'autres et je pourrais te cracher à la gueule comme le monde s'en foutrait royalement. Confessions d'un quelconque individu qui se croyait unique, qui en perd sa personnalité, qui devient un simple pantin à manipuler mais bon à rien.





Il s'agit ici d'une photo prise par ma chère Cye d'amour, ma Mayonnaise de toujours que j'aime et que j'admire de tout mon coeur [ah lala si c'était pas si joliment dit ça!], juste en dessous de Mâdame Arc de Triomphe, lors d'une expédition aventureuse et dangereuse dans Paris Ô mon Paris.


# Posté le lundi 14 avril 2008 11:03

Modifié le mardi 15 avril 2008 05:44